Gwenojenn

08 janvier 2020

Salon du Livre en Bretgne , Carhaix

Ils étaient tous réunis, en ce week end de changement d'heure pour "la grand messe des livres" selon leur propre mots. J'avais dis à mon père que je le représenterai. Ma mission en tant que fille de Yann-Ber Piriou. Il y avait Francis Favreau, Jean-René Le Quéau, et à mes côtés un autre Yann-ber, Kemener celui là et  prof d'allemand à la retraite, autrefois animateur d'Ar Falz.

Celà faisait au moins 25 ans que je ne l'avais pas vu.

Il présentait un livre: Moutig, qui veut dire Mignon en breton, le fruit du hasard ? Le chat de mon père porte le même nom.

Un livre qui sort d'une maison d'eddition est une naissance et un engagement, une délivrance aussi; L'auteur s'en sépare en même temps. Mettre un point final à un livre, c'est passer à autre chose, tourner une page.

Ecrire un livre, c'est comme lorsqu'on décide de faire un enfant; Les parents sont le terreau du jardin de l'enfance, mais "lorsque l'enfant paraît" comme le disait si bien Françoise Dolto, il ne nous appartient plus physiquement, nous l'offrons au monde, c'est merveilleux et périlleux.  Il va vivre sa vie, mais vous ne le portez plus.

Vive les prochains livres !

Mais derrière tous ces livres, à Carhaix, le passé enfouit en moi, à ressurgit, brutal, et douloureux, mais aussi rose et tendre ; Derrière cette table de livres ou j'étais assise, avec d'autres écrivains et écrivaines, le passé m'est revenu comme un patchwork d'émotions contenues. A travers le visage lumineux d'un des fils de Ronan Huon, Riwall ou Hervé, je ne sais plus.

J'ai vu cette maison, ou petite, j'ai passé un peu de temps en compagnie de mon frère, de mes parents. J'ai revu Helen au doux sourire , elle nous parlait breton. Cette maison, à Brest fut pour moi un endroit accueillant, comme une rêverie feutrée. Helen fumait des Benson, cigarettes blondes qui étaient aussi celle de ma mère.

Dans le salon, il y avait un petit chien noir, des fauteuils à l'imprimé écossais, et bien sur derrière une bibliothèque en verre les revues Al liamm dont Ronan Huon était responsable. Lui aussi souriait beaucoup. Je referme ce chapitre du passé ou MA mère n'a pas trouvé sa place, sinon auprès de mon père, son maris, ce qui est déjà bien.  Elle en a souffert, et en souffre peut-être encore. Petite Mammig, en pension à Pontivy l'age de 7 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

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07 janvier 2020

Phrases choisies et traduites de Jarl Priel

Va seizh gwellan a ris evit ober plijadur d'am mamm, je faisais mon possible pour être agréable à ma mère. 

 

En em glevet evel gwen ha melen ur vi, sur la même longueur d'onde, comme le blanc et le jaune de l'oeuf

 

Diwar an disterañ tra e stagae etrezo tabut ha cholori; Ils se disputaient et étaient en désaccord pour peu de choses.

 

Pep ki zo roue en e di; Chacun voit midi à sa porte

 

Ha pa vefec'h ken du ha mouar, gwenn hoc'h d'an hini o kar, vous pouvez être aussi noir que l'ébène, vous êtes blanc pour celui qui

 

vous aime .

 

Chomet e oa e Varsovia va beajour, ur glakenn vat anezhañ, ha ne felle dezhañ drailhañ nemet galleg. Mon voyageur, très bavard

 

était resté à Varsovie, il ne voulais parler  que le français.

 

War a gredan ez eus e pep rusiad hag a wechoù hep gouzout dezhañ danvez ur c'hoarier, ur prezeger. A mon avis, il y a en chaque

 

Russe, inconsciemment, un joueur et un conférencier

 

Peurzihunet e voen gant hor rener Orlof, ur brezelour taer anezhañ, je fût bien réveillé par notre responsale, Orlof, un guerrier violent.

 

Difennet groñs e oa ober añv anezhañ; Il était strictement interdit de le nommer.

 

Hag ar mousc'hoarzh se va mignoned a vo va gwellañ gopr, et ce sourire, mes amis sera mon meilleur salaire.

 

 

 

 

 

 

 

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